Au terme de la quinzaine, le bilan affiché par les organisateurs et par la direction du Club dessine une image nette : celle d’une réussite opérationnelle et commerciale, mais aussi celle d’un festival qui doit encore travailler son rayonnement international pour pleinement s’inscrire dans le circuit mondial WSOP Circuit.
Un festival dense, une rentrée réussie
Sur le plan strictement chiffré, l’édition 2026 de WSOP C Paris a de quoi satisfaire ses organisateurs. Douze events live délivrant chacun une bague WSOP Circuit, un event online organisé en partenariat avec PMU, et plus de 4,5 millions d’euros redistribués aux joueurs sur l’ensemble de la quinzaine : le festival a tenu le rythme d’un rendez-vous de haut niveau, avec un point d’orgue attendu sur le Main Event à 1 500 euros de droit d’entrée. Celui-ci a rassemblé 1 282 entrées, pour une victoire finale de Pierre Chevalier, récompensé de 260 000 euros.
Au-delà du seul Main Event, c’est bien la fréquentation globale du Club qui retient l’attention. Giovanni Bulzomi, Directeur Général du Partouche Pasino Club, évoque ainsi 9 200 joueurs venus s’installer aux tables de poker pendant les 14 jours du festival, tournois et cash game confondus, un volume qui traduit un Club plein sur l’ensemble de son offre poker. Apo Chantzis, fondateur de Texapoker et producteur du festival, retient pour sa part plus de 2 300 joueurs physiques uniques et 67 nationalités représentées, un chiffre qu’il qualifie de « succès » pour une première édition dans ce nouveau lieu.
Ce succès dépasse d’ailleurs le seul segment poker. Le festival a également profité au rayonnement des tables de contre-partie du Club, confirmant l’effet d’entraînement qu’un événement de cette ampleur peut avoir sur l’ensemble d’une offre de jeu. Après seulement quatre mois d’exploitation, le Partouche Pasino Club occupe désormais la première place du classement des clubs de jeux parisiens, reléguant le Club Pierre Charron au second rang.
Une organisation saluée, un logiciel qui a tenu ses promesses
Du côté de Texapoker, la satisfaction est à la hauteur des attentes, voire au-delà. « Un bilan au-dessus de nos estimations, tous les tournois ont fait de très bons résultats », résume Apo, qui insiste sur la fluidité de l’événement. Selon lui, l’absence d’attente notable tient largement à l’anticipation des équipes du Club, mobilisées en nombre aux caisses, à l’accueil et sur les tables, en complément des équipes Texapoker chargées d’absorber la demande, aussi bien en cash game qu’en tournoi.
Autre point mis en avant par l’organisateur : le logiciel WSOP+, utilisé pour la gestion des tournois, qui a selon lui « tenu ses promesses » et constitue un vrai plus pour une gestion fine des events. Apo se dit personnellement satisfait d’avoir choisi Paris pour ouvrir cette saison européenne du WSOP Circuit, avant les quatre autres étapes prévues sur le continent.

PMU Play, un partenariat qui trouve sa place
Le volet online du festival, opéré en partenariat avec PMU, complète ce tableau positif. Brewenn Cariou, Business Manager Poker chez PMU Play, se dit « très très satisfait » des résultats, à commencer évidemment par les scores enregistrés sur le Main Event. Les satellites en ligne ont, selon lui, particulièrement bien performé sur une période estivale pourtant peu propice à ce type d’animation.
Au final, plus de 30 joueurs issus de l’écosystème PMU (équipe pro et ambassadeurs inclus) ont pris part au Main Event, avec quelques performances marquantes à la clé, dont un joueur qualifiée ligne terminant 22e du Main Event pour 10 000 euros. La ring online a, elle aussi, largement dépassé sa garantie, ce qui permet à PMU d’ancrer durablement son partenariat dans le programme du festival et de disposer d’un véritable asset exclusif au sein de l’écosystème WSOP Circuit.
Giovanni Bulzomi : « Le travail vient de commencer »
Côté direction du Club, Giovanni Bulzomi confirme cette satisfaction générale, tout en la nuançant avec une certaine prudence, révélatrice d’un projet encore jeune. Interrogé sur le déroulement opérationnel de la quinzaine, il souligne un travail de préparation minutieux, appuyé sur l’expertise du Groupe Partouche et sur le renforcement des équipes pour garantir fluidité et qualité de service tout au long des 14 jours.
Sur les retours clients, le constat est unanimement positif : la clientèle a exprimé sa pleine satisfaction, sans point de friction significatif relevé par la direction. Le festival a par ailleurs permis d’élargir la base de clientèle du Club, au-delà des joueurs du réseau Partouche et de ceux fidélisés depuis l’ouverture.
Le DG du Partouche Pasino Club met en avant la présence de joueurs de 67 nationalités différentes, avec, sur les tournois les plus prestigieux, une participation étrangère pouvant atteindre 30 %. Un chiffre qu’il explique par la notoriété du festival au sein du circuit mondial WSOP, les vainqueurs de bagues du festival parisien se voyant offrir une entrée gratuite pour le prestigieux festival des Bahamas, doté d’un minimum garanti d’un million de dollars pour le vainqueur.
Sur le bilan des trois premiers mois d’exploitation, qui placent déjà le Club en tête du classement parisien, Giovanni Bulzomi évoque une nouvelle offre de jeu qui a suscité une forte adhésion, y compris auprès de personnes n’ayant jamais osé franchir les portes d’un club de jeux auparavant. Sa plus grande satisfaction reste toutefois interne : voir l’ensemble des collaborateurs s’être approprié le projet avec enthousiasme et fierté.
Reste que le dirigeant ne s’autorise aucun triomphalisme. Il rappelle que « le travail vient de commencer » et identifie plusieurs marges de progression pour les mois à venir, à commencer par l’ouverture annoncée d’un nouvel espace de jeux au quatrième étage. L’introduction de tables de roulette dans les Clubs de jeux, actuellement en discussion, ouvrirait selon lui de nouvelles perspectives commerciales pour l’établissement.

Le vrai défi : sortir de l’entre-soi national
Si le bilan opérationnel et commercial de cette édition ne fait guère débat, il invite néanmoins à une lecture plus nuancée sur la dimension véritablement internationale de l’événement. Les 67 nationalités représentées constituent, sur le papier, un indicateur flatteur pour un festival organisé dans un Club ouvert depuis à peine quatre mois. Mais la diversité des nationalités présentes ne dit pas tout de la profondeur des contingents étrangers.
Une participation internationale plafonnant autour de 30 % sur les tournois les plus prestigieux, avec une base large restant composée des joueurs du réseau Partouche et de la clientèle fidélisée localement, dessine encore un festival largement porté par le marché domestique.
Ce constat n’enlève rien à la réussite de cette édition, mais il pointe l’enjeu réel des prochaines étapes pour le Groupe Partouche et pour Texapoker : transformer le WSOP C Paris et, plus largement, l’offre poker du Partouche Pasino Club, en un véritable point d’attraction pour les joueurs étrangers, capable de rivaliser avec les autres étapes du circuit européen ou avec des destinations poker plus installées.
La reconnaissance du festival au sein du circuit mondial, symbolisée par l’invitation offerte aux vainqueurs de bagues pour les Bahamas, constitue un levier réel. Mais elle ne suffira pas, à elle seule, à faire venir massivement des contingents étrangers plus nombreux si l’écosystème parisien du jeu, dans son ensemble, ne se positionne pas plus clairement comme une destination poker internationale à part entière.
C’est là que se situe, sans doute, le prochain chapitre à écrire pour le Partouche Pasino Club : consolider sa domination sur le marché parisien, déjà acquise après seulement quatre mois d’exploitation, tout en construisant, événement après événement, la réputation internationale qui permettra de faire de Paris une étape incontournable du calendrier poker mondial, et non plus seulement un rendez-vous de rentrée réussi pour les joueurs français.
