Au Royaume-Uni, FDJ United perd un quart de son activité
FDJ United a publié son chiffre d’affaires à fin septembre. Il recule de 5,6% sur neuf mois, à 2,6 milliards d’euros. Le groupe cite des jackpots Euromillions plus rares, des parieurs sportifs très gagnants et des points de vente moins fréquentés.
La fiscalité pèse aussi. Les hausses de taxes coûtent 62 millions d’euros depuis janvier et dépasseront 70 millions sur l’année. Elles expliquent plus de 2 points de la baisse.
Le jeu en ligne montre le contraste le plus net. Au Royaume-Uni, où le groupe opère Unibet depuis le rachat de Kindred, le produit brut des jeux chute de 24,4%. Aux Pays-Bas, il perd 8,6%. Sur les autres marchés, France et Scandinavie en tête, il progresse de 5,7%.

Le groupe lance une revue des marchés de sa division paris et jeux en ligne, et de ses actifs jugés non stratégiques. Les conclusions tomberont « au plus tard début 2027 ». Les équipes de développement se recentrent en Europe.
Flutter supprime jusqu’à 1 400 postes
Flutter, maison mère de Paddy Power et Betfair, prévoit jusqu’à 1 400 suppressions de postes au Royaume-Uni et en Irlande. Cela représente 15% des effectifs de la division, surtout à Leeds et à Dublin.
Le groupe accuse le budget britannique. La taxe sur le casino en ligne est passée de 21% à 40% en avril. Celle sur les paris en ligne montera de 15% à 25% en avril 2027, hors courses hippiques, selon la réforme du Trésor.

Pour Kevin Harrington, directeur de Flutter UK & Irlande, cette hausse « a fondamentalement modifié le modèle économique » du secteur régulé. Paddy Power ferme aussi jusqu’à 100 boutiques. Betfred, Entain et Evoke ont annoncé des fermetures du même ordre.
En France, l’Assemblée écarte de nouvelles hausses
La France a déjà relevé ses prélèvements à l’été 2025. Sur les paris sportifs en ligne, ils sont passés de 54,9% à 59,3% du produit brut des jeux. La rédaction des Enjeux décrivait alors le mur fiscal qui impactait le secteur.

Le budget de la Sécurité sociale pour 2027 pouvait en ajouter. Les écologistes proposaient 2 points de plus sur les paris sportifs et une taxe publicitaire portée de 15% à 20%. LFI et les socialistes défendaient des mesures proches. L’Assemblée a rejeté ces amendements cette semaine.
Un amendement socialiste visait aussi le sponsoring sportif, déjà discuté pour les maillots de Ligue 1. Il a été retiré. Le texte part au Sénat en novembre, où ces propositions peuvent revenir.
