Du 14 au 25 mai, le nouveau Partouche Casino Club a vécu son premier véritable baptême du feu. À peine ouvert au public le 12 mai, l’établissement situé au 10 avenue de la Grande Armée accueillait déjà un rendez-vous attendu du calendrier poker 2026 : le retour de l’Unibet Open.
Cette édition parisienne restera à plusieurs titres dans les mémoires. D’abord parce qu’elle constitue le tout premier festival poker organisé au sein du nouveau club du Groupe Partouche. Ensuite parce qu’elle marque le grand retour de l’Unibet Open sur la scène européenne après plusieurs années d’absence.
Une double première qui représentait un défi considérable pour les équipes du Groupe Partouche, de Texapoker, d’Unibet et d’Alexandre Henry, fondateur du circuit Unibet DeepStack Open (UDSO).
Au terme de dix jours de compétition, les premiers indicateurs permettent d’affirmer que le pari est globalement réussi.
Un premier test grandeur nature pour le Partouche Casino Club
Organiser un festival international quelques jours seulement après l’ouverture d’un nouvel établissement n’a rien d’anodin.
Pour Alexandre Henry, qui compte pourtant plus de 150 éditions UDSO à son actif, cette édition parisienne restera particulière.
« La mise en place de cette édition était une des plus lourdes jamais mises en place sur 156 éditions UDSO, et une des plus délicates avec l’avancée des travaux. C’est malgré tout un vrai honneur que nous ont fait le Groupe Partouche et Texapoker en nous permettant d’inaugurer le lieu avec un festival Unibet », explique-t-il.
Le constat est partagé par Apo Chantzis, PDG et fondateur de Texapoker, qui évoque des journées particulièrement intenses pour les équipes.
« Des journées difficiles pour les équipes car il y avait beaucoup de choses à régler mais quelle satisfaction à la clôture du festival d’avoir réussi à donner satisfaction à une grosse partie de la clientèle. »
Car au-delà des chiffres, ce premier festival avait surtout valeur de test opérationnel. Il fallait faire fonctionner ensemble un nouvel outil, de nouveaux process et des équipes encore en phase d’adaptation, tout en répondant aux attentes élevées d’une clientèle venue découvrir ce qui se présente déjà comme le nouveau temple parisien du poker.
Les premiers jours n’ont pas été exempts de difficultés. Apo Chantzis reconnaît notamment que les files d’attente aux caisses ont constitué l’un des principaux points de friction.
Des ajustements finalement assez classiques pour un établissement qui n’avait alors que quelques jours d’existence.

Près de 1,8 million d’euros distribués sur les tournois principaux
Sur le plan de l’affluence, le festival affiche des résultats particulièrement solides.
Les sept tournois principaux ont généré près de 1,8 million d’euros de prize-pool cumulés, confirmant l’attractivité de l’événement dès sa première édition au Partouche Casino Club.
Les prévisions initiales ont même été dépassées sur plusieurs épreuves.
« Les prévisions ont été atteintes et même dépassées à part sur le High Roller qui n’a pas fait le résultat escompté mais on sait pourquoi et on corrigera son positionnement l’an prochain », explique Apo Chantzis.
Le tournoi phare du festival, l’Unibet Open à 1 100 euros de buy-in, concentrait à lui seul près de 768 000 euros de prize-pool.
Mais au-delà de la dotation, c’est surtout le chiffre de participation qui retient l’attention. Avec exactement 800 entrées enregistrées, l’Unibet Open signe tout simplement le meilleur score de son histoire. Pour un tournoi qui effectuait son retour sur le circuit européen, le symbole est fort.
Et le vainqueur l’est tout autant. C’est l’Italien Luca Bernardi qui s’est imposé pour un gain de 115 000 euros, offrant un clin d’œil involontaire mais apprécié aux racines transalpines du directeur du Partouche Casino Club, Giovanni Bulzomi.

Un UDSO solide malgré des contraintes de capacité
Si l’Unibet Open faisait office de plat principal du festival, l’UDSO en était l’entrée.
Avec 988 inscriptions, l’épreuve réalise une performance solide mais reste en dessous du record parisien de 2024 fixé à 1 105 entrées.
Un écart qui mérite toutefois d’être nuancé. Alexandre Henry rappelle que les formats étaient différents et difficilement comparables. Le fondateur du circuit souligne notamment que cette édition s’appuyait sur seulement quatre Day 1 contre jusqu’à sept journées de départ lors d’autres éditions parisiennes.
« Nous n’avions pas réellement d’objectif de participation pour l’UDSO ou l’UO, car on ne peut pas comparer cette édition parisienne avec les précédentes. »
Malgré cette configuration, certaines journées ont affiché des chiffres parmi les meilleurs de la saison.
« La configuration du Club permet ainsi d’avoir des scores de participation sur une journée parmi les meilleurs de la saison, avec 419 entrées sur le Day 1C. »
L’épreuve a finalement été remportée par Chahreddine Mcharek pour un gain de 67 000 euros.
En coulisses, certains observateurs soulignent également que la disponibilité des équipes de croupiers a pu limiter le potentiel maximal du festival. Une partie du personnel événementiel était mobilisée simultanément sur un autre festival organisé à Estoril au Portugal.
Une situation ponctuelle qui devrait être plus facilement maîtrisable lors des prochains grands rendez-vous.
Le premier grand rendez-vous poker de l’ère FDJ United pour Unibet
Au-delà du simple aspect événementiel, ce festival représentait également un moment stratégique pour Unibet.
L’Unibet Open Paris constituait en effet le premier grand festival live organisé depuis l’unification des marques Unibet et ParionsSport en Ligne au sein de FDJ United.
Pour Frédéric Rodriguez, Head of Poker Unibet, l’enjeu de ce premier festival était important : « il devait nous permettre de confirmer notre ambition de devenir un acteur incontournable et reconnu du poker français. »
Pour accompagner ce nouveau chapitre, les équipes marketing ont déployé un dispositif particulièrement ambitieux. Pendant plusieurs semaines, des satellites à partir de 10 euros ont été proposés aux joueurs avec des garanties renforcées. Au total, plus de 100 tickets garantis ont été distribués pour le festival.
L’opération a porté ses fruits : « Plus de 100 joueurs qualifiés sur Unibet.fr, 107 exactement, ainsi que 20 joueurs qualifiés sur le .com. C’est la plus grosse affluence de joueurs qualifiés sur un festival Unibet. Nous sommes au-dessus de nos objectifs initiaux », se félicite Frédéric Rodriguez.
Le dispositif allait bien au-delà des qualifications classiques. Un freeroll réservé aux qualifiés, un tournoi Invitational, des contenus vidéo tout au long du festival ainsi qu’un tournoi des ambassadeurs ont contribué à animer l’événement. Une stratégie qui illustre parfaitement la volonté d’Unibet de renforcer les passerelles entre son activité online et ses événements live.
« Nous continuons à miser sur le live l’intégrant dans notre stratégie globale pour renforcer les liens entre l’expérience online et live », explique Frédéric Rodriguez.
Une affluence internationale encourageante
L’un des enseignements les plus intéressants du festival concerne sans doute son attractivité internationale.
Si les joueurs français étaient logiquement majoritaires, plusieurs nationalités européennes étaient fortement représentées. Selon Alexandre Henry, les Finlandais, les Suédois et les Néerlandais figuraient parmi les délégations les plus visibles. Une présence qui s’explique en partie par le poids historique d’Unibet sur ces marchés.
Pour Apo Chantzis, cette diversité constitue un signal positif pour l’avenir du Partouche Casino Club : « On a réussi à attirer des joueurs italiens et du nord de l’Europe tout en suscitant la curiosité des joueurs du sud de la France. »
Cette capacité à attirer une clientèle européenne dès les premières semaines d’exploitation constitue un élément important pour les ambitions du Groupe Partouche.
Le nouvel établissement ne vise pas uniquement le marché parisien ou français. Il aspire clairement à devenir une destination poker reconnue à l’échelle continentale.
Un lieu qui semble déjà convaincre les professionnels
Au-delà des résultats chiffrés, l’impression laissée par le Partouche Casino Club apparaît globalement très positive auprès des organisateurs. Alexandre Henry n’hésite pas à qualifier le nouvel établissement d’« infrastructure idéale ».
C’est un établissement incroyable en termes de capacité et de qualité d’accueil. Comme tout navire qui se lance, il y a quelques points qui vont s’améliorer. Nous sommes impatients et ravis de revenir l’année prochaine.
Alexandre Henry – Fondateur du l’Unibet DeepStack Open
Cette appréciation est loin d’être anodine. Dans un marché européen où les infrastructures capables d’accueillir de très grands festivals, au sein même d’établissements de jeu, restent relativement rares. Disposer d’un outil moderne au cœur de Paris constitue un avantage concurrentiel évident pour Texapoker et le Groupe Partouche.
L’association entre la puissance de la marque Partouche, le savoir-faire opérationnel de Texapoker et la force commerciale d’Unibet a également démontré sa pertinence.
Comme le résume Alexandre Henry : « C’est la formule gagnante entre une infrastructure idéale, une maîtrise de l’organisation et une marque forte qui a su mettre en place une mécanique de satellites promotionnelle puissante. »
Septembre dans toutes les têtes
Si ce premier festival est désormais terminé, les regards sont déjà tournés vers la suite.
Du côté d’Unibet, le prochain rendez-vous majeur est déjà identifié.
« Prochain rendez-vous Unibet Open : Marrakech fin septembre au Es-Saadi. On espère une belle affluence également », annonce Frédéric Rodriguez.
Mais à Paris, c’est surtout le WSOP Circuit Paris qui concentre désormais toutes les attentions. Prévu du 1er au 13 septembre au Partouche Casino Club, l’événement représente une étape supplémentaire dans la montée en puissance du nouvel établissement.
Pour Apo Chantzis, le message est clair.
Dès le retour de Vegas, nous allons enchaîner sur des tournois et satellites pour avoir un maximum de monde lors du WSOP Circuit Paris. Ce sera le vrai départ de l’aventure du poker à Paris comme jamais auparavant.
Apo Chantzis – Fondateur et PDG de Texapoker
La formule résume parfaitement l’état d’esprit qui règne aujourd’hui autour du projet. L’Unibet Open Paris a permis de valider les fondations. Les chiffres sont encourageants, l’affluence est au rendez-vous et les premiers retours des joueurs semblent largement positifs.
À l’issue de cette double première, une certitude se dégage : Paris dispose désormais d’un outil capable d’accueillir les plus grands rendez-vous du poker européen. Reste désormais à transformer l’essai.

