Une nouvelle DSP pour relancer l’activité
Le conseil municipal de Soulac-sur-Mer a validé, le 7 mai dernier, la délégation de service public attribuée à la société Carré Océan pour une durée de quinze ans. Cette décision marque une étape décisive dans le redémarrage d’un établissement qui avait cessé son activité le 31 juillet 2025 après le non-renouvellement de son autorisation de jeux par le ministère de l’Intérieur.
À l’époque, les autorités avaient évoqué des « manquements graves et répétés » concernant plusieurs obligations réglementaires, notamment en matière de conformité, de lutte contre le blanchiment et de prévention de l’addiction. Une fermeture rare dans le paysage des casinos français, qui avait fortement marqué la station balnéaire et suscité des inquiétudes autour des emplois locaux et des recettes générées pour la commune.
La nouvelle structure retenue par la mairie réunit Smart Group et Hinvesto, maison mère du casino de Chamonix. Bernard Chaussegros, président de Smart Group et également président du Syndicat des Casinos Indépendants, figure parmi les principaux acteurs du projet. L’objectif est désormais clair : remettre rapidement l’établissement en exploitation afin de capter la saison estivale 2026.
Selon plusieurs informations relayées dans la presse régionale et spécialisée, l’ouverture pourrait intervenir dès le mois de juin. Le futur casino devrait proposer 50 nouvelles machines à sous ainsi que 16 postes de jeux électroniques. La municipalité prévoit également de financer certains travaux d’aménagement, notamment la rénovation du système de climatisation.
Un enjeu économique et réglementaire pour la commune
Au-delà de l’activité de jeu, le projet intègre une offre de restauration de type brasserie ainsi qu’un bar dansant exploité hors saison estivale. La commune cherche ainsi à renforcer le rôle du casino comme lieu d’animation économique et touristique dans une station où la fréquentation reste fortement liée à la saisonnalité.
Le volet social reste également particulièrement observé localement. Une vingtaine d’emplois seraient prévus, avec une priorité donnée à la reprise des anciens salariés du Casino de la Plage. Un sujet sensible depuis la fermeture de l’établissement à l’été 2025.
Le dossier de Soulac-sur-Mer illustre aussi l’évolution du cadre réglementaire appliqué aux casinos français. Contrôle interne, procédures anti-blanchiment, formation des équipes et prévention du jeu excessif occupent désormais une place centrale dans les relations entre exploitants, Commission nationale des jeux et ministère de l’Intérieur.
Pour la commune, cette relance doit permettre d’ouvrir un nouveau cycle après la fin de l’exploitation historique assurée depuis 2005 par Roland Léas. Avec cette nouvelle DSP, Soulac-sur-Mer cherche avant tout à sécuriser durablement l’exploitation de son casino, devenu un enjeu économique local autant qu’un sujet de conformité réglementaire.