Il y a des lancements produits. Et il y a des actes stratégiques.
PMU Play appartient à la seconde catégorie. Derrière cette application unifiée qui sera lancée ce mardi 31 mars, c’est une tentative de réconciliation que le PMU présente au marché, avec ses joueurs, avec le digital, et peut-être avec lui-même. Celle d’un opérateur historique qui a longtemps regardé ses concurrents lui prendre des parts de marché, et qui a décidé, enfin, de répondre.
Mais pour comprendre ce que représente vraiment PMU Play, il faut accepter de remonter le fil. Jusqu’à une époque où le PMU se battait à armes égales. Une époque où il gagnait.
2010–2018 : quand le PMU occupait le terrain
À l’ouverture du marché régulé en 2010, le PMU arrive en poids lourd.
Déjà dominant sur le hippique, il s’impose rapidement comme un acteur sérieux du pari sportif, avec plus de 20 % de parts de marché à certaines périodes, et construit patiemment une présence crédible sur le poker, dépassant les 10 % dans un univers dominé par Winamax et PokerStars. La marque est partout. Partenaire de l’équipe de France de football, présente autour du Tour de France, associée au PSG, au Stade Toulousain et bien d’autres clubs. Le PMU occupe le terrain.
Sur le digital, cela suit. Les applis se déploient, les joueurs arrivent, la machine tourne.
Puis arrive 2018. Et avec elle, une décision qui va tout changer.


























