La semaine dernière, les joueurs de poker français avaient le choix au moment de faire leur valise pour aller se ressourcer au bord de l’eau. D’un côté, l’étape finale du Barrière Poker Tour, sur les bords de la Manche, au sein du casino iconique du Groupe à Deauville. De l’autre, à plus de 700 km de là, sur les rives du lac d’Annecy, une nouvelle édition de l’Unibet Deepstack Open (UDSO), le festival créé par Alex Henry et porté par les équipes d’Unibet.fr, au Casino Impérial.
Au petit jeu de l’affluence, c’est le chef-lieu de la Haute-Savoie qui a su attirer le plus de joueurs. À droit d’entrée sensiblement équivalent, 600 euros pour le Main Event du BPT contre 550 euros pour celui de l’UDSO, c’est bien le second qui a fait le plein.
L’UDSO confirme son statut de référence
Une affluence qui a surpris jusqu’aux équipes de production de Texapoker, contraintes de mettre le bleu de chauffe lors de la journée de vendredi pour répondre aux attentes des joueurs. Au final, 940 joueurs ont déboursé la mise initiale pour tenter de mettre la main sur la ceinture de vainqueur et les 65 000 euros qui l’accompagnaient.
Ce chiffre ne constitue pas pour autant un record, même à l’échelle de la seule année 2026 : fin janvier, l’UDSO Aix-en-Provence avait réuni 1 030 joueurs.
Le score n’en reste pas moins un tour de force, pour Texapoker comme pour Unibet, qui installe un peu plus l’UDSO comme le festival de référence sur le sol français, avec des affluences qui dépassent fréquemment celles de ses concurrents. Déjà bien garnie en 2025 avec 897 joueurs, l’étape annécienne a cette année bénéficié de la présence de nombreux joueurs de SpinElite.fr, plateforme de coaching proche des équipes d’Unibet.fr. C’est d’ailleurs l’un d’eux, Baptiste Celette, qui inscrit son nom au palmarès.
Le circuit d’Alex Henry bouclera son année avec deux derniers rendez-vous : au Pasino de La Grande-Motte du 10 au 15 novembre, puis au Pasino Grand de La Tour-de-Salvagny du 1er au 6 décembre.
Le BPT boucle 2026 et dévoile 2027
Le Barrière Poker Tour a, lui, refermé sa saison 2026 dans le célèbre Salon des Ambassadeurs du casino de Deauville. Une salle pleine, même si l’affluence reste en retrait par rapport au cru exceptionnel de novembre 2025 et ses 918 entrées. Pour cette seconde étape deauvillaise de l’année, après les 622 entrées d’avril, 648 joueurs sont venus tenter de repartir avec les 55 282 euros promis au vainqueur.
Malgré l’écart de fréquentation avec Annecy, le Groupe Barrière se dit satisfait d’une étape qui a généré un prize-pool global de 735 736 euros sur l’ensemble du festival.
Les équipes de Brian Benhamou en ont profité pour dévoiler le calendrier 2027, resserré autour de quatre casinos du Groupe : Deauville, qui accueillera deux étapes en mars et fin octobre, Ribeauvillé, de retour en mai après les travaux du casino, Toulouse en septembre et Cannes début octobre. Soit cinq étapes, sans Nice ni Paris.
Un circuit en position fragile
Si la posture du Groupe reste résolument positive, la place du BPT dans le paysage du poker français apparaît plus précaire. Plusieurs facteurs l’expliquent.
D’abord, l’absence d’un partenaire online, capable de nourrir tout au long de l’année un storytelling autour du circuit et, surtout, d’alimenter chaque field d’une cinquantaine de qualifiés, voire davantage. Ensuite, une concurrence accrue sur les tournois au même niveau de buy-in. Enfin, un historique de fréquentation qui n’incite pas à faire le déplacement, les joueurs ayant tendance à aller là où se trouvent les autres joueurs.
Les chiffres de la saison parlent d’eux-mêmes : 102 joueurs à Nice, 622 à Deauville en avril, 436 à Paris en juin, 292 à Toulouse en septembre et 648 pour l’étape finale. Hormis les deux rendez-vous normands, le nombre de participants est au minimum deux fois inférieur à celui des étapes du FPO, organisé par PMU Play, ou de l’UDSO d’Unibet.
Malgré la qualité des équipes de Barrière Poker, reconnue et appréciée des joueurs, ces derniers vont là où va la masse. Et le week-end dernier, elle se trouvait plutôt au bord du lac.
