Réunies dans le cadre de la procédure prévue par l’article 13 de la Constitution, les commissions compétentes des deux chambres ont examiné la candidature de Pascal Chèvremont avant de se prononcer. Au total, 52 parlementaires ont pris part au vote : 30 se sont prononcés en faveur de sa nomination, tandis que 22 ont voté contre. Ce résultat ne permet pas d’atteindre la majorité des trois cinquièmes requise pour bloquer la proposition présidentielle, qui peut désormais suivre son cours.
Actuel chef du service des participations de l’État à la Direction générale du Trésor, Pascal Chèvremont dispose d’une solide expérience au sein de l’administration économique et financière française. Son parcours l’a notamment conduit à suivre plusieurs dossiers stratégiques liés aux entreprises dans lesquelles l’État détient des participations, dont la Française des Jeux, devenue FDJ United depuis son expansion internationale.
Une nouvelle page pour le régulateur
Cette nomination marque l’ouverture d’un nouveau cycle pour l’ANJ, créée en 2020 afin de succéder à l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) et d’étendre le périmètre de la régulation à l’ensemble du secteur des jeux d’argent. Le futur président héritera d’un régulateur dont les missions se sont considérablement renforcées ces dernières années, notamment en matière de prévention du jeu excessif, de contrôle des stratégies promotionnelles des opérateurs et de lutte contre l’offre illégale.
Son arrivée intervient également dans un contexte de transformation du marché français. Entre la progression continue des jeux en ligne, les débats récurrents autour d’une éventuelle ouverture du marché des casinos en ligne et l’émergence de nouveaux enjeux liés au marketing digital, l’ANJ est appelée à jouer un rôle central dans l’encadrement du secteur.
La nomination de Pascal Chèvremont doit désormais être officialisée par décret. Il prendra alors la succession d’Isabelle Falque-Pierrotin, qui aura accompagné la montée en puissance de l’ANJ depuis sa création et contribué à affirmer sa place dans le paysage institutionnel français.
