L’Autorité Nationale des Jeux (ANJ) a publié ce 26 mai une nouvelle mise à jour de la liste des supports de paris autorisés en France. Derrière cette décision technique, plusieurs signaux intéressants apparaissent pour les opérateurs du marché.
Dans sa décision n°2026-119 du 19 mai 2026, le collège de l’ANJ valide plusieurs demandes déposées ces derniers mois par Betclic Enterprises Limited et Winamax. Côté football, Betclic obtient l’autorisation de proposer des paris sur la Canadian Premier League, première division canadienne masculine. Winamax décroche de son côté l’ouverture de la UAE Pro League des Emirats arabes unis.
Des ouvertures ciblées sur les compétitions internationales
L’opérateur obtient également une validation partielle pour les championnats de première division d’Uruguay et d’Egypte. Dans les deux cas, l’autorisation ne couvre que la phase finale des compétitions. Un choix qui illustre une pratique désormais classique du régulateur : limiter l’exposition aux matchs considérés comme plus vulnérables en début de saison ou dans certaines phases à faible visibilité.
Le refus concernant le championnat qatari est probablement l’un des éléments les plus observés de cette décision. L’ANJ rejette en effet la demande de Winamax visant à inscrire la première division masculine du Qatar parmi les compétitions ouvertes aux paris. Comme souvent, l’autorité ne détaille pas publiquement les motivations précises de ce refus. Mais ce type de décision repose généralement sur des critères liés à l’intégrité sportive, à la traçabilité des compétitions ou au niveau de supervision des fédérations concernées.
Autre point notable : l’ouverture du championnat japonais de rugby à XV “Japan Rugby League One”. Une décision qui confirme l’intérêt croissant des opérateurs pour des compétitions internationales capables d’alimenter les calendriers de paris tout au long de l’année.
Une logique de contrôle toujours très présente
En revanche, l’ANJ ferme la porte aux combats de MMA organisés le 16 mai 2026 par Most Valuable Promotions, à la demande de Betclic. Là encore, le régulateur reste fidèle à sa ligne de prudence concernant certains événements de sports de combat, particulièrement lorsqu’ils concernent des organisations récentes ou des formats encore peu intégrés dans le cadre réglementaire français.
Au-delà des compétitions concernées, cette décision rappelle surtout le rôle central de l’ANJ dans la structuration de l’offre de paris sportifs en France. Chaque ajout ou refus contribue à définir les contours d’un marché où les opérateurs cherchent en permanence à élargir leur catalogue, tandis que le régulateur maintient une logique de contrôle étroit des supports proposés aux joueurs.
