Accueil > Casino & Club de jeux > Clubs de jeux : 2026 la pérennisation probable du modèle parisien
Casino & Club de jeux
Jeux
Législation nationale
Réglementation

Clubs de jeux : 2026 la pérennisation probable du modèle parisien

Avec le budget 2026, les clubs de jeux parisiens arrivent à un tournant décisif. Le législateur s’apprête à valider définitivement un modèle des Clubs Parisien jusqu’ici présenté comme expérimental, dans un cadre juridique désormais stabilisé.

Une expérimentation qui a rempli son rôle

En droit, l’expérimentation constitue une phase transitoire, destinée à tester un dispositif dérogatoire avant une décision claire : soit l’abandon, soit l’intégration dans le droit commun. Depuis plusieurs années, les clubs de jeux à Paris fonctionnent sous ce régime particulier, avec des contrôles administratifs stricts, des obligations précises et une surveillance politique constante. À ce stade, le caractère expérimental n’apporte plus d’information nouvelle au législateur. Il n’est plus un outil d’évaluation, mais une source d’incertitude juridique permanente. Or cette instabilité est difficilement compatible avec un secteur aussi encadré et sensible que celui des jeux d’argent.

L’article 19 bis : une pérennisation assumée et strictement encadrée

L’article 19 bis du projet de loi de finances pour 2026 constitue une évolution structurante du régime des clubs de jeux. Il consacre leur pérennisation définitive à Paris, et uniquement à Paris, sans créer de nouveau droit au jeu, sans élargir l’offre existante et sans modifier le périmètre des activités autorisées. Sur le plan juridique, le mécanisme est précis. L’article 19 bis supprime la qualification expérimentale issue de la loi n° 2017-257 du 28 février 2017 relative au statut de Paris et à l’aménagement métropolitain. Concrètement, il efface les dispositions qui enfermaient les clubs de jeux dans un cadre temporaire et insère explicitement leur autorisation dans un périmètre territorial clair, celui de la Ville de Paris. Le texte procède en deux temps. D’une part, il supprime les alinéas de l’article 34 de la loi de 2017 qui fondaient le caractère expérimental du dispositif, tout en précisant que l’autorisation est accordée sur le territoire parisien. D’autre part, il retire toute référence à une période limitée dans le temps, en supprimant la borne allant du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2027 prévue par la loi de finances rectificative pour 2017. Autrement dit, le législateur ne modifie pas la nature de l’activité, il en sécurise l’existence. Le régime des clubs de jeux sort du provisoire pour entrer dans un cadre stable, assumé et pleinement opposable. Les débats parlementaires confirment cette lecture. Les amendements déposés contre l’article 19 bis ne visaient pas la suppression des clubs de jeux, mais l’élargissement de l’offre, notamment vers les machines à sous. Ces propositions ont été rejetées. Ce rejet éclaire l’intention du législateur : consolider le modèle existant, non l’étendre.

La lecture de cet article est réservée aux membres

Envie de lire la suite ?
Créez gratuitement votre profil Les Enjeux !
Déjà abonné ?

Connectez-vous :

paris     A la Une     loi     clubs de jeux     Assemblée Nationale
Articles Associés
Business

PMU : la pente s’accélère, Giraudat passe à l’offensive

Les chiffres du bilan ANJ 2025 confirment que le PMU ne se stabilise pas : les mises reculent de 3,3% à 6,44 milliards d’euros, le produit brut des jeux (PBJ) de 2,8% à 1,65 milliard, le bassin de joueurs de 5,7% à 3,3 millions après avoir brièvement retrouvé son niveau…

Jeux

Coup de chaud sur Paris, Polymarket au coeur d’une hausse des températures

L’histoire commence sur Polymarket, plateforme de paris prédictifs basée sur la blockchain. Parmi ses contrats récurrents, un classique : la température maximale enregistrée à Paris dans la journée. Pour résoudre ces marchés, la plateforme s’appuie sur un oracle unique, le capteur Météo-France implanté en bord de piste à Roissy-Charles-de-Gaulle. Pas…

Jeux

Barcelone, nid d’espions : l’embuscade Sportradar

Sportradar Group AG, fondé en 2001 en Suisse par l’Allemand Carsten Koerl, est le premier fournisseur mondial de données sportives pour l’industrie des paris. Le groupe revendique 800 clients opérateurs dans 80 pays, capte et redistribue les flux statistiques de plus d’un million d’événements sportifs par an, et signe par…

Jeux

Ohio vs Kalshi : la première amende d’ampleur contre un marché de prédiction

L’Ohio Casino Control Commission (OCCC) a notifié le 14 avril à Kalshi son intention d’imposer une amende de 5 millions de dollars à la plateforme de marchés prédictifs. Le régulateur reproche à Kalshi d’opérer comme un opérateur de paris sportifs sans licence, via ses contrats événementiels binaires indexés sur les…

Casino en ligne

Le casino de Davos à l’amende

Le casino de Davos a été condamné par la Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ) à une amende d’environ 970 000 francs suisses pour avoir laissé des joueurs exclus accéder à sa plateforme de jeux en ligne, casino777.ch. La sanction représente près de 3 % du produit brut des…

Casino & Club de jeux

Monopoly s’invite à Monte-Carlo : quand le casino devient un terrain de jeu grandeur nature

Au Casino de Monte-Carlo, on ne vient plus seulement jouer. On vient vivre quelque chose. Et cette fois, l’expérience prend la forme d’un plateau de Monopoly grandeur nature. Depuis le 16 avril, l’Atrium du célèbre établissement monégasque s’est transformé en décor immersif inspiré du jeu de société le plus connu…

Copyright 2026 Les Enjeux. All rights reserved