Accueil Jeux Paris hippiques Prix d’Amérique 2026 : un succès populaire qui ne se traduit pas aux guichets
Paris hippiquesChiffres & Performances

Prix d’Amérique 2026 : un succès populaire qui ne se traduit pas aux guichets

Pensé comme un grand rendez-vous festif sur trois jours, le Prix d’Amérique version festival a rempli les tribunes de Vincennes. Public au rendez-vous, ambiance réussie, mais des enjeux en recul. Un contraste qui interroge, une nouvelle fois, la capacité de l’événement à doper réellement l’activité du PMU.

Prix d'Amérique
Crédit photo : Justin Picaud / Ouest-France
Partager

Le 105e Prix d’Amérique restera comme une édition à part. Pour la première fois, la Société d’Encouragement à l’Élevage du Trotteur Français avait fait le choix de transformer son événement phare en véritable festival, étalé sur trois jours. L’objectif était clair : attirer un public plus large, créer de l’expérience, faire de Vincennes un lieu de sortie autant qu’un temple du trot.

Sur le papier, l’idée tenait la route. Dans les faits, le public a répondu présent. Malgré une entrée fixée à 30 euros le dimanche, l’hippodrome affichait complet ou presque. Environ 35 000 personnes étaient présentes le jour J, et 55 000 sur l’ensemble du week-end. Une affluence qui confirme que le Prix d’Amérique reste une marque puissante, capable de mobiliser bien au-delà des seuls turfistes.

Le programme d’avant-course devait participer à cette montée en gamme. Un concert de GIMS était prévu pour installer une ambiance de grand show. Malheureusement, des problèmes techniques ont écourté la prestation à une vingtaine de minutes. Le public a rapidement basculé vers le traditionnel défilé des 18 partants, rappelant que, malgré le vernis événementiel, le cœur du rendez-vous reste la course.

Afin d'attirer un public plus large, les organisateurs avaient convié GIMS pour un showcase d'avant-course. Un concert réduit à une vingtaine de minutes pour des problèmes techniques.
Afin d’attirer un public plus large, les organisateurs avaient convié GIMS pour un showcase d’avant-course. Un concert réduit à une vingtaine de minutes pour des problèmes techniques. Crédit photo : Laurent Zabulon/ABACA

Sportivement, le spectacle a été au rendez-vous. Devant des tribunes pleines, Hokkaido Jiel s’est imposé dans ce Prix d’Amérique Legend Race souvent présenté comme la Coupe du monde du trot. Un scénario idéal pour les organisateurs, avec un vainqueur surprise et une atmosphère digne des grandes éditions.

Côté paris, en revanche, le tableau est plus contrasté. Selon Paris-Turf, les enjeux enregistrés le dimanche sont en baisse de 4,3 % par rapport à 2025. Au total, 26,7 millions d’euros ont été joués auprès du PMU sur la journée. Sur le seul territoire français, la baisse atteint 3,4 %, avec 22,9 millions d’euros d’enjeux.

Même la course reine n’a pas échappé à la tendance. Le Prix d’Amérique affiche 16,8 millions d’euros d’enjeux, soit un recul de 5,4 % sur un an. Un chiffre symbolique, tant cette épreuve est historiquement un moteur pour l’opérateur hippique.

Après un Prix de Cornulier déjà orienté à la baisse, ce début d’année confirme une dynamique prudente pour le PMU. Le constat est désormais connu sur le terrain : remplir les tribunes ne suffit plus mécaniquement à remplir les caisses. Le public est là, l’événement séduit, mais la conversion en paris reste fragile. Un décalage que même le plus grand rendez-vous du trot français peine encore à combler.

Articles associés

Début d’année dynamique pour les gains au PMU : le réseau physique toujours en première ligne

Une hausse nette du nombre de gagnants Sur le terrain, ça se...

Eric Woerth prend la présidence du PMU : un signal pour la transformation de la filière hippique

Les équilibres du PMU changent rarement brutalement. Mais certaines nominations racontent quelque...

Partouche démarre 2026 sur une croissance solide

Un premier trimestre en croissance Le Groupe Partouche débute l’exercice 2026 avec...

Banijay Gaming s’impose comme moteur stratégique du groupe Banijay

Banijay Gaming, un moteur de croissance de plus en plus central Banijay...