Ce que valent vraiment les résultats
Partouche a présenté le 28 janvier ses résultats pour l’exercice clos le 31 octobre 2025. Le Produit Brut des Jeux a atteint 748,3 M€, en hausse de 5,1 % sur douze mois. À périmètre constant, excluant les acquisitions de Cannes 50 Croisette et l’ouverture du casino de Cotonou au Bénin, la progression reste à 3,0 %. Le chiffre d’affaires consolidé a suivi, à 460,2 M€, en progression de 6,0 %.
On regarde ensuite le marché européen pour contextualiser. Le jeu physique au niveau continental a cru d’environ 1,8 % en 2024 selon les données de H2 Gambling Capital. Partouche fait donc mieux que la moyenne sectorielle, ce qui reste un bon signe. Mais les bonnes moyennes se maintiennent seulement tant que le terrain ne change pas sous vos pieds.
Le résultat net vu de loin, puis de près
Le chiffre qui accroche l’œil en premier, c’est le résultat net : 52,7 M€, contre 4,1 M€ un an auparavant. Une multiplication par 13 en un seul exercice. On serait tenté de s’arrêter là.
Il faut regarder de plus près. Une réduction de passif de 12,2 M€, liée à une revue du traitement des aides Covid en matière de cotisations sociales, a contribué à gonfler l’EBITDA et le résultat opérationnel courant. À cela s’ajoutent 56,1 M€ de produits opérationnels non courants, après un solde négatif de 1,4 M€ l’année précédente. Ces deux éléments expliquent la majeure partie du saut.
Le chiffre à suivre pour évaluer la santé réelle du groupe, c’est le résultat opérationnel courant. Il a atteint 30,8 M€, en hausse de 56,6 %. Cette progression, elle, est structurelle. Elle traduit une amélioration concrète de la rentabilité quotidienne du groupe, indépendante des effets exceptionnels.
118 millions d’euros en rénovation : le pari physique
Le groupe Partouche a engagé 118,4 M€ en restructuration et rénovation sur l’exercice, contre 72,9 M€ l’année précédente. C’est une accélération de plus de 60 % en un an.


























