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Les français s’éclatent au cours d’un festival WSOP Paradise XXL

Aux Bahamas, les WSOP Paradise ont encore changé d’échelle. Fréquentation record, prize-pools hors normes et performances françaises très visibles, le festival s’impose comme un rendez-vous majeur du poker mondial. Entre résultats sportifs, chiffres impressionnants et présences symboliques, les joueurs tricolores ont pleinement pris part à cette édition spectaculaire qui peut se terminer en apothéose.

WSOP Paradise
Crédit photo : Regina Cortina / PokerNews
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Une édition qui dépasse toutes les attentes

Cette année, les WSOP Paradise n’ont pas seulement offert du grand poker, ils ont aussi livré des chiffres qui parlent d’eux-mêmes. Le Super Main Event a réuni 2 891 joueurs, dépassant les prévisions initiales des organisateurs et générant un prize-pool massif de 72 275 000 dollars. Un succès qui confirme l’attractivité croissante de ce format bahaméen, pensé depuis trois ans comme une alternative premium aux grandes messes traditionnelles de Las Vegas.

Au total, le festival comprenait 15 tournois décernant un bracelet WSOP. L’ensemble de ces épreuves a généré près de 205 millions de dollars de dotations, installant les WSOP Paradise parmi les événements les plus rémunérateurs de l’histoire récente du circuit. Un signal fort pour les organisateurs, qui voient leur pari logistique et économique largement validé.

YoH ViraL, enfin le bracelet

Côté performances françaises, le fait marquant reste la victoire de Johan Guilbert, plus connu sous le pseudo YoH ViraL. Le Français a décroché son tout premier bracelet WSOP en s’imposant sur le GG Million Single Day Turbo, un tournoi à 25 000 dollars de buy-in ayant attiré 287 inscriptions. Un field dense et particulièrement relevé, composé de spécialistes du très haut niveau.

À la clé, un gain de 1 534 645 dollars, l’un des plus importants de sa carrière. Cette victoire a une résonance particulière pour YoH ViraL, longtemps passé tout près du sacre, avec trois défaites en heads-up final lors d’événements WSOP à Las Vegas et aux WSOP Europe de Rozvadov. Ce succès agit comme une consécration tardive mais méritée, et rappelle son statut parmi l’élite mondiale des joueurs de tournois.

Après avoir raté de peu le bracelet à trois reprises, cette fois, Johan Guilbert aka YoH ViraL peut enfin poser pour la photo, bracelet en main.Crédit photo : Regina Cortina / PokerNews
Après avoir raté de peu le bracelet à trois reprises, cette fois, Johan Guilbert aka YoH ViraL peut enfin poser pour la photo, bracelet en main. Crédit photo : Regina Cortina / PokerNews

Patrick Bruel, la constance au plus haut niveau

Sur ce même événement, Patrick Bruel s’est lui aussi illustré. Le chanteur et figure historique du poker français a terminé à la 23e place pour un gain de 58 300 dollars. Une performance solide sur un High Roller, qui confirme une nouvelle fois sa longévité et sa capacité à rester compétitif sur la scène internationale.

Au fil des années, Patrick Bruel s’est imposé comme une figure du circuit, capable de naviguer entre image médiatique et résultats concrets. Sa présence régulière dans ce type d’événement contribue aussi à la visibilité du poker français à l’international.

Jean-Noël Thorel en chipleader du Super Main Event

La dynamique tricolore s’est prolongée sur le Super Main Event, véritable point d’orgue du festival. Jean-Noël Thorel, entrepreneur reconnu dans le secteur pharmaceutique et habitué des tournois High Roller, s’est hissé jusqu’à la table finale qui se jouera ce jeudi. À huit joueurs restants, il aborde la dernière ligne droite en position de chipleader.

Avec un premier prix fixé à 10 millions de dollars et un minimum garanti de 1,1 million pour chaque finaliste, le Français est déjà assuré d’un résultat à sept chiffres. Une performance qui s’inscrit dans la continuité de ses nombreuses apparitions sur les plus gros tournois internationaux et qui confortera sa place de leader sur la All Time Money List française, le classement des joueurs ayant gagné le plus d’argent sur des tournois de poker.

Des présences françaises hautement symboliques

Au-delà des résultats sportifs, les WSOP Paradise ont également été marqués par plusieurs présences françaises symboliques. Patrick Partouche, PDG du Groupe Partouche, a participé au Super Main Event et terminé dans l’argent, après avoir été invité par les WSOP et Gregory Chochon. Une participation qui rappelle le lien historique entre le groupe casinotier et le poker, discipline structurante de son image depuis des décennies.

Dans un registre différent, Tony Parker a également été aperçu aux Bahamas. L’ancien champion NBA, très investi dans l’écosystème poker et gaming, n’était pas là pour performer (même si il n’aurait pas été contre) mais pour incarner cette dimension lifestyle et premium recherchée par les WSOP Paradise. Sa présence renforce l’aura médiatique du festival et souligne l’attrait du poker auprès de personnalités issues d’autres univers.

Une édition qui installe durablement les Bahamas

Entre chiffres records, performances sportives et figures emblématiques, cette édition des WSOP Paradise confirme une tendance alors que les WSOP ont déjà annoncé le programme pour l’année 2026. Le festival s’impose comme un rendez-vous incontournable du calendrier international, et les joueurs français y ont pleinement trouvé leur place. Quand le poker mondial se donne rendez-vous dans un cadre d’exception, le drapeau tricolore n’est jamais bien loin.

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