Selon les informations de Lyon Décideurs, l’ancien directeur général de l’Olympique Lyonnais a quitté le deuxième opérateur de casinos français, installé à la Cité internationale de Lyon. Ni JOA ni Banijay n’ont communiqué officiellement sur ce départ, dont les motifs restent à ce stade inconnus.
Un recrutement pensé pour la succession
Lorsqu’il prend ses fonctions le 2 mars 2026, Laurent Prud’homme arrive avec une feuille de route claire. Laurent Lassiaz, président de JOA depuis 2007, le nomme pour préparer une nouvelle phase d’accélération du groupe, en France comme à l’international. Sa mission : piloter le comité de direction, renforcer la performance globale et amplifier la transformation digitale.
L’ancien patron de L’Équipe et de Discovery France est alors présenté comme le successeur pressenti de Laurent Lassiaz à la présidence. À l’époque, JOA est encore détenu par les fonds Blackstone et Kings Park Capital.
Un nouvel actionnaire en approche
Quatre mois plus tard, le paysage évolue. Début juillet, Banijay Gaming annonce avoir signé une promesse d’achat pour acquérir 100 % de JOA auprès de ses actionnaires. Pour la branche jeux de Banijay, qui réunit déjà Betclic, Tipico et Admiral depuis la finalisation du rachat de Tipico en avril, l’opération marquerait une entrée d’envergure dans le jeu terrestre en France. Le réseau de JOA compte 33 casinos, environ 2 000 collaborateurs, et a généré près de 430 millions d’euros de chiffre d’affaires brut en 2025.
Lors de l’annonce, Banijay avait indiqué que Laurent Lassiaz resterait en fonctions, aux côtés de l’équipe dirigeante en place. Le président conserve aujourd’hui son fauteuil. Faut-il y voir un lien avec le départ de Laurent Prud’homme, dont l’arrivée semblait s’inscrire dans une logique de succession ? L’hypothèse peut être avancée, mais rien ne permet à ce stade de l’établir.
Un enjeu omnicanal pour Banijay
Pour Banijay, l’intérêt de JOA dépasse le seul périmètre des casinos physiques. Le groupe met en avant les apports technologiques, la data et les ventes croisées entre ses activités en ligne en France et le réseau de JOA. Plusieurs observateurs y voient aussi un pari de long terme sur une éventuelle ouverture du casino en ligne en France.
La finalisation de l’opération, attendue au second semestre 2026, reste soumise à l’avis de l’Autorité de la concurrence, à la consultation des représentants du personnel et aux autorisations réglementaires propres aux casinos.
Pour Laurent Prud’homme, ce départ intervient après une expérience déjà écourtée à l’Olympique Lyonnais, qu’il avait quittée en mai 2025.
