« On se lance un MPG ? », « Tu as fait ton mercato ? » : pour tout amateur de football en France, ces phrases rythment chaque début de saison. Mon Petit Gazon (MPG) s’est imposé en quelques années comme un incontournable de la culture foot hexagonale. Avec plus de 2,8 millions d’inscrits et 2,3 M€ de chiffre d’affaires au moment de sa revente en 2023 à la Ligue de Football Professionnelle, le jeu est devenu un phénomène de Fantasy.
Mais la comparaison avec les mastodontes américains, comme DraftKings et ses 5 milliards de dollars de revenus, révèle un fossé immense. Le marché US n’est certes pas comparable au marché français, et DraftKings ne se résume pas à la fantasy, mais l’écart d’adoption demeure frappant. Pourquoi une telle différence ?
Avant d’analyser le marché français, un élément clé permet de comprendre l’essor de la fantasy et de la Fantasy outre-Atlantique : la législation. Jusqu’en 2018, les paris sportifs étaient interdits dans la majorité des États américains. Seuls quatre États, dont le Nevada, pouvaient les proposer. Une décision de justice de 2018 a ouvert la voie aux paris, mais pendant des années les amateurs de sport n’avaient accès qu’à la fantasy… ce qui explique largement son succès massif.