Un casino centenaire qui se réinvente
L’histoire du casino de Ouistreham remonte au XIXe siècle avec le premier établissement « Kursaal », suivi de l’inauguration du casino Alfred Thomas en 1929, puis d’un nouveau bâtiment en 1957. Intégré au groupe Barrière en 1992 avec la thématique « Queen Normandy », l’établissement a connu plusieurs évolutions, dont une rénovation de façade en 2016. C’est désormais une transformation intégrale, à la fois rénovation et extension, qui est lancée.
Pour l’exercice 2024/25, le Casino Barrière Ouistreham affiche un Produit Brut des Jeux de 14,4 millions d’euros, le classant au 66e rang des casinos français. L’établissement accueille chaque année plus de 213 000 visiteurs, emploie 55 collaborateurs et génère 1,9 million d’euros de recettes fiscales pour la ville de Ouistreham.
Un projet architectural signé Antonio Virga
Confié à l’architecte Antonio Virga, le projet préserve les éléments iconiques du bâtiment, notamment sa rotonde caractéristique, tout en lui offrant une nouvelle enveloppe contemporaine et lumineuse. La surface totale sera étendue de 322 m², avec un réaménagement complet des flux entre espaces de jeux et restauration, et une augmentation des capacités de stationnement.
L’ambition affichée est claire : faire du casino un signal fort dans la ville, visible et attractif, capitalisant sur la fréquentation touristique liée à Caen et au tourisme mémoriel des plages du Débarquement.

Une offre de jeux significativement renforcée
À l’issue des travaux, l’offre de jeux sera sensiblement étoffée : jusqu’à 200 machines à sous contre 150 aujourd’hui, 50 postes de jeux de tables électroniques contre 34 actuellement, et 7 tables de jeux traditionnels contre 5. La restauration sera également repensée autour de trois espaces distincts, dont une brasserie et un bar lounge avec vue sur mer accessibles à tous, sans vérification d’identité, ainsi qu’un bar positionné au cœur des jeux, le concept « Chérie Cherry », marque 100 % Barrière Casino.
Un chantier hors norme, casino ouvert
La prouesse technique du projet réside dans le maintien de l’exploitation tout au long du chantier, organisé en quatre phases : lancement des travaux en avril 2026, entrée provisoire par l’arrière du bâtiment à l’été 2026 pendant la construction de l’extension, ouverture de la nouvelle salle de jeux à l’été 2027, et inauguration finale prévue à l’hiver 2027.
L’ampleur du chantier est considérable : 47 000 heures de main-d’œuvre, 20 ouvriers par jour en moyenne, 19 km de câbles électriques, 1 600 m² de moquettes posées, 6 000 litres de peinture. Fait notable, 90 % des entreprises mobilisées sont locales, une donnée que le groupe Barrière met volontiers en avant pour souligner l’impact territorial de l’opération.
Au terme de cette transformation, le groupe Barrière entend repositionner cet établissement comme une destination de divertissement à part entière sur la Côte de Nacre, bien au-delà de la seule clientèle locale.

























