Arrêter de mettre le coût face aux viewers
Dans beaucoup de casinos, le débat démarre ainsi : d’un côté la facture technique, de l’autre le pic de viewers sur Twitch ou YouTube pendant la finale. Si le ratio paraît faible, le streaming est vite classé dans la colonne des dépenses difficiles à défendre. Ce réflexe est compréhensible. Les outils d’analytics mettent l’audience live en avant, les benchmarks sportifs utilisent les mêmes indicateurs et la tentation est grande d’appliquer la même grille au poker.
Le public du poker est plus fragmenté, plus spécialisé, souvent en décalé, d’autant que les parties se jouent très souvent tard la nuit. Une partie regarde en direct, une autre en replay, une autre seulement via des extraits sur les réseaux sociaux. Juger le dispositif en ne regardant que le direct revient à évaluer un festival entier sur la fréquentation d’un seul Day 1 en semaine. On passe à côté de la dynamique globale, et surtout de l’effet cumulé dans le temps.