Le 9 décembre 2024, Betclic a basculé d’un logiciel partagé sur le réseau Playtech à une plateforme poker entièrement développée en interne, renforçant ainsi son offre de Betclic poker. Un virage stratégique majeur pour un opérateur dont l’écosystème reste dominé par le pari sportif, mais qui revendique désormais une place solide de numéro deux sur le marché poker régulé français.
Aux commandes produit de ce chantier from scratch, Cyril Henry a posé trois piliers : accessibilité pour les nouveaux joueurs, expérience mobile immersive et lutte offensive contre la triche, soutenue par une forte intensité data. Un an plus tard, il revient en exclusivité sur les coulisses de ce projet mené dans la confidentialité, les choix parfois clivants en matière d’intégrité et l’ambition affichée de faire de Betclic « la référence française sur l’intégrité du jeu »… tout en visant la place de numéro 1.
Les Enjeux : Ce 9 décembre, cela fera un an que votre logiciel propriétaire a été lancé. Quel bilan tirez-vous de cette première année, notamment sur l’adoption par les joueurs, la rétention et la satisfaction ? Avez-vous été surpris, en bien comme en mal ?
Cyril Henry : Pour nous, c’est clairement un succès. Ça fait un an que tous nos indicateurs sont au vert. Sur les nouveaux joueurs, on grandit environ deux fois plus vite que le reste du marché, ce qui valide le pari du soft propriétaire.
On avait trois objectifs très clairs en tête. D’abord, remettre le jeu au cœur de l’expérience avec une room accessible. On voit que les nouveaux joueurs restent, et que le rythme de jeu de nos joueurs réguliers a même augmenté. Ensuite, on voulait être au contact permanent de la communauté pour adapter rapidement notre produit aux attentes et coller aux usages. On a un Discord très actif qui compte plus de 400 membres, on y est tous les jours, moi compris. On discute sur Club Poker, on écoute, on ajuste. Le produit et l’offre évoluent avec les joueurs, pas dans un vase clos.
Enfin, sécuriser la plateforme pour proposer un milieu le plus équitable possible, que l’on soit débutant ou pro. On veut devenir la référence française du sujet. C’est pour ça qu’on a pris des décisions fortes, comme le retrait des HUD et des logiciels qui donnent des statistiques en temps réel sur les tables.
Ça se traduit aussi dans les règles qu’on applique : nous sommes, par exemple, la seule room en France à interdire explicitement le lobby sharing en Spins & Rush. Les joueurs ne peuvent télécharger leurs mains qu’une fois par jour, pour qu’ils puissent travailler hors table sans avoir accès à ces informations en direct. À la table, on veut que ce soit la compétence et les décisions qui fassent la différence.