Le réseau de points de vente n’est pas un canal parmi d’autres pour PMU. Il est le cœur du modèle. La vitrine, le prescripteur, le premier contact avec le joueur. Dans les bars, les tabacs ou les maisons de la presse, ce sont les commerçants qui expliquent l’offre, orientent les pratiques et donnent de la visibilité aux courses hippiques. Sans leur engagement, la machine ralentit.
C’est précisément ce qui donne tout son poids à l’annonce faite par PMU : à partir de 2026, la rémunération des commerçants-partenaires évolue en profondeur. Une réforme présentée comme plus simple, plus lisible et plus rémunératrice, dont près de 90 % des points de vente devraient bénéficier. Mais derrière les chiffres, il faut aussi lire un message clair adressé au terrain.
Une bataille silencieuse mais bien réelle entre opérateurs
Depuis plusieurs années, la concurrence pour l’attention des commerçants s’est intensifiée. D’un côté, PMU, historiquement ancré dans le tissu des bars et tabacs. De l’autre, FDJ United, dont l’offre élargie et la puissance de distribution occupent déjà une place majeure derrière le comptoir.