Des débuts borderline au Strip de Vegas
Le MMA moderne émerge en 1993 avec l’UFC 1, organisé à Denver pour profiter d’une zone grise réglementaire. À l’époque, le produit est impossible à exploiter pour l’industrie du jeu : peu de règles, image sulfureuse, cadre légal flou. On est loin d’un sport que l’on programme tranquillement dans un resort.
Le vrai tournant arrive en 2001, quand les frères Fertitta, patrons de Station Casinos, rachètent l’UFC. Ils apportent avec eux une culture qui permet de liée le MMA au monde du jeu : dialogue structuré avec les commissions athlétiques, logique d’entertainment packagé, vision pay per view, gestion des gros clients. Leur objectif est limpide: transformer un spectacle borderline en sport, jouable et monétisable.
Avec l’adoption des Unified Rules par la commission du Nevada, le MMA est aligné sur la boxe en termes de catégories de poids, durée des rounds et exigences médicales. Le sport devient fréquentable pour les salles de Vegas et intégrable dans les grilles des sportsbooks. Les grands galas migrent alors vers le Mandalay Bay, le MGM ou la T-Mobile Arena, où l’on sait déjà vendre un week-end complet mêlant combat, jeu et hospitalité.