Giraudat, un nom qui remonte en tête du peloton
À la Porte de Clichy, les discussions s’orientent toutes dans la même direction : celle de Cyrille Giraudat. Son passage au PMU dans les années 2000/2010 avait marqué une période de diversification et de montée en puissance du marketing digital. Ceux qui étaient sur le terrain à l’époque se souviennent d’un dirigeant impliqué, parfois exigeant, mais attentif aux réalités du réseau.
Selon Paris-Turf, son nom circule à nouveau avec insistance depuis plusieurs jours. Un retour qui serait loin d’être symbolique dans un contexte où l’opérateur doit clarifier sa stratégie et retrouver de la stabilité.
Un processus bousculé par le retrait de Mathieu Drida
La succession d’Emmanuelle Malecaze-Doublet n’a pas été linéaire. Le retrait soudain de Mathieu Drida, cadre d’Unibet-FDJ qui apparaissait comme le mieux placé, a redistribué les cartes. Depuis, Cyrille Giraudat a pris l’avantage, porté par une connaissance interne du PMU et un profil devenu plus complet après dix ans de carrière hors de la maison.
Un parcours post-PMU qui renforce sa candidature
Depuis 2014, Cyrille Giraudat a élargi son champ d’expérience. D’abord chez Europcar en tant que directeur marketing et clients, puis chez RATP Dev, où il a encadré le marketing, le digital et l’innovation à l’international. Depuis 2022, il occupe une fonction de direction chez Nexity, avec un périmètre mêlant relation client, data et transformation numérique.
Pour un opérateur comme le PMU, qui doit jongler entre réseau, digital et évolution produit, ce bagage transversal n’est pas anodin.
La gouvernance, autre pièce du puzzle
Autre élément révélé par Paris-Turf : la question de la présidence du conseil d’administration prévue pour 2026. Le nom d’Éric Woerth circule fortement, alimentant l’idée d’un tandem Woerth–Giraudat. Le scénario intrigue mais reste, à ce stade, hypothétique.
Pour l’instant, rien n’a été confirmé. Les équilibres peuvent encore évoluer, même si la piste menant à Cyrille Giraudat semble désormais prendre une longueur d’avance. Le réseau observe, en attendant de voir si l’opérateur historique rappellera l’un de ses anciens piliers pour reprendre les rênes.