Le chiffre a de quoi interpeller n’importe quel directeur marketing du secteur : 70% de femmes. Dans une industrie où la parité reste un horizon lointain, où les paris sportifs en ligne comptent à peine 15% de parieuses en France selon l’ANJ, un segment affiche une domination féminine écrasante. Ce segment, c’est le social casino.
Avec un marché mondial estimé à 8,5 milliards de dollars en 2024 et une projection à plus de 14 milliards d’ici 2030, le social casino n’est plus un épiphénomène. C’est un écosystème mature, dominé par des acteurs comme Playtika, Aristocrat ou Zynga, qui ont su capter une audience que le gaming traditionnel n’a jamais réussi à séduire. La question qui agite désormais les états-majors : comment transformer cette manne en conversion vers le jeu d’argent réel ?
Un profil démographique à contre-courant
Les données sont sans appel. Selon une étude citée par la Minnesota Alliance on Problem Gambling, le public des social casino games est composé à 70% de femmes avec un âge moyen de 39 ans. D’autres analyses confirment cette tendance : une enquête menée sur la plateforme DoubleDown Casino révèle que la démographie la plus représentée est celle des femmes entre 45 et 55 ans, et que celles-ci jouent en moyenne 30% de jetons virtuels supplémentaires par rapport aux hommes.